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Betsy Moody (née Holton), la Mère de Dwight Moody (1805-1895)
UNE VEUVE QUI SE CONFIA EN DIEU POUR ELEVER SES ENFANTS
par Orlando Boyer

"Que peut-on attendre d'enfants qui ont grandi auprès de leur mère, si ce n'est qu'ils deviennent des hommes et des femmes attachés au même Dieu qu'elle?" - Orlando Boyer

"Pendant la première année après la mort de mon père, elle s'endormait tous les soirs en pleurant. Et pourtant, elle était toujours gaie et animée en présence de ses enfants. Ses regrets lui servaient à se rapprocher de Dieu [...]. Maintes fois je me réveillais pour la trouver en train de prier ou parfois de pleurer. Je ne peux exprimer la moitié de ce que je voudrais dire. Combien j'aime ce visage! [...] Voici sa Bible, si usée, parce que c'est la Bible du foyer; tout ce qu'elle avait de bon, lui était venu de ce Livre et c'est de lui qu'elle tira ce qu'elle nous apprit. Si ma mère fut une bénédiction pour le monde, c'est parce qu'elle buvait à cette fontaine. La lumière de la veuve Moody brilla dans cette maison sur la colline pendant cinquante ans. Que Dieu te bénisse, mère; combien nous t'aimons! Au revoir, à très bientôt, mère! " - Dwight Moody s'exprimant, en 1895, à la cérémonie d'enterrement de sa mère.

Que personne ne pense que D. L. Moody fut grand en lui-même ou qu'il eut des occasions que les autres n'avaient pas. Ses ancêtres étaient de simples paysans, qui vécurent pendant sept générations, soit environ deux cents ans, dans la vallée du Connecticut, aux Etats-Unis. Dwight naquit le 5 février 1837, de parents pauvres, le sixième d'une famille de neuf enfants. Il était encore très jeune à la mort de son père, lorsque les créanciers s'emparèrent de tout ce que possédait la famille, jusqu'au bois qui servait à chauffer la maison par temps de grand froid.

L'histoire des années de lutte de la mère de Moody est des plus émouvantes et des plus dignes d'inspiration. Quelques mois après la mort de son mari, elle mit au monde des jumeaux, alors que l'aîné n'avait que douze ans. La famille lui conseilla alors de confier ses enfants à d'autres qui les élèveraient à sa place. Mais avec un courage invincible et un dévouement profond envers ses enfants, elle réussit à élever les neuf enfants dans son propre foyer. On a conservé, comme un précieux trésor, sa Bible dans laquelle les paroles de Jérémie 49:11 était soulignées: " Laisse tes orphelins, je les ferai vivre, et que tes veuves se confient en moi. "

Que peut-on attendre d'enfants qui ont grandi auprès de leur mère, si ce n'est qu'ils deviennent des hommes et des femmes attachés au même Dieu qu'elle? Ainsi s'exprima Dwight, près du cercueil de sa mère, lorsque celle-ci mourut à l'âge de quatre-vingt dix ans :

"Si je parviens à dominer mon émotion, je voudrais dire quelques mots. C'est un grand honneur que d'avoir été le fils d'une telle mère. J'ai beaucoup voyagé, mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme elle. Elle était toujours si proche de ses enfants que c'était un grand sacrifice pour chacun de nous de nous éloigner du foyer.

Pendant la première année après la mort de mon père, elle s'endormait tous les soirs en pleurant. Et pourtant, elle était toujours gaie et animée en présence de ses enfants. Ses regrets lui servaient à se rapprocher de Dieu [...]. Maintes fois je me réveillais pour la trouver en train de prier ou parfois de pleurer. Je ne peux exprimer la moitié de ce que je voudrais dire. Combien j'aime ce visage! Pendant cinquante ans, je n'ai pas eu de plus grande joie que de revenir chez moi. Sur le chemin de retour, alors que je me trouvais encore à soixante-quinze kilomètres, je me sentais si anxieux et pressé d'arriver, que je me levais et faisais les cent pas dans le wagon, jusqu'à l'entrée du train en gare [...]. Si j'arrivais la nuit, je cherchais toujours à distinguer la lumière de la fenêtre de ma mère. Je suis si heureux d'avoir pu arriver cette fois-ci à temps pour qu'elle me reconnaisse. Je lui ai demandé : Mère, tu me reconnais? et elle m'a répondu : Allons! comme si je pouvais ne pas te reconnaître!

Voici sa Bible, si usée, parce que c'est la Bible du foyer; tout ce qu'elle avait de bon, lui était venu de ce Livre et c'est de lui qu'elle tira ce qu'elle nous apprit. Si ma mère fut une bénédiction pour le monde, c'est parce qu'elle buvait à cette fontaine. La lumière de la veuve Moody brilla dans cette maison sur la colline pendant cinquante ans. Que Dieu te bénisse, mère; combien nous t'aimons! Au revoir, à très bientôt, mère! "

Quand on voit la réussite de Dwight L. Moody, on se voit obligé d'ajouter : Qui peut prévoir l'avenir que connaîtra un enfant élevé dans un foyer où les parents aiment sincèrement le Père céleste, au point de demander chaque jour à tous les enfants d'écouter la voix de Dieu par la lecture de la Bible et de s'adresser à lui avec respect par la prière?

Tous les enfants de la veuve Moody assistaient aux cultes le dimanche; ils apportaient un casse-croûte pour pouvoir passer la journée entière à l'église. Ils devaient écouter deux longs sermons et assister entre temps à l'école du dimanche. Dwight, après avoir travaillé toute la semaine, trouvait que sa mère exigeait trop en l'obligeant à assister aux sermons qu'il ne comprenait pas. Mais finalement, il en vint à être reconnaissant à cette bonne mère de sa consécration aux choses du Seigneur.

Références: Biographie de Dwight Moody, tirée de "Les Héros de la Foi", par Orlando Boye, éditions VIDA.

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