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Leonard Ravenhill
UN JEAN-BAPTISTE DES TEMPS MODERNES
par Ensemble Rebâtissons la Maison

Le message adressé à l'Eglise de feu Leonard Ravenhill, évangéliste de renommée mondiale et autorité en matière de réveil au XXe siècle, était invariablement : "Repentez-vous!". Il avait la fougue et la passion jusqu'aux larmes de l'homme enflammé par Dieu, envoyé par Lui avec une mission : celle d'annoncer à Son peuple son péché. En lui, se trouve donc confinée l'image du prophète de Dieu. Le défi qu'il lance aujourd'hui à l'Eglise est d'entrer dans la prière insistante, persévérante, agonisante. Que ceux qui cherchent un réveil ne contournent pas ce que l'Esprit a à dire à l'Eglise à travers Leonard Ravenhill !

Voici ce qu'écrivit A.W. Tozer à propos de Leonard Ravenhill dans la préface de son livre, devenu maintenant célèbre Why Revival Tarries (Pour quand le réveil?, éditions Vida), qui reste un grand classique en matière de réveil, un chef d'oeuvre incontestable du genre, et qu'il est recommandé à tous de lire :

"Les grands projets industriels ont à leur actif des hommes dont on a besoin uniquement lorsqu'il y a une panne quelque part. Quand quelque chose fonctionne de travers avec la mécanique, ces hommes se déploient dans l'action pour localiser et extirper le problème afin que les machines continuent à tourner. Pour de tels hommes, les systèmes fonctionnant sans problèmes ne les intéressent pas. Ce sont des spécialistes qui s'occupent des problèmes et s'affairent à les trouver et les corriger.

Dans le Royaume de Dieu, les choses ne sont pas tellement différentes. Dieu a toujours eu ses spécialistes dont le souci principal a été la crise morale, le déclin de la santé spirituelle de la nation ou de l'Eglise. De tels hommes furent Elie, Jérémie, Malachie et d'autres de leur trempe qui apparurent à des moments critiques dans l'histoire pour réprouver, réprimander et exhorter au nom de Dieu et au nom de la justice.

Un millier ou dix milliers de prêtres ou pasteurs ou enseignants ordinaires pouvaient continuer à œuvrer tranquillement, presque sans se faire remarquer, tant que la vie spirituelle d'Israël et de l'Eglise était normale. Mais laissez le peuple de Dieu s'éloigner des chemins de la vérité, et immédiatement le spécialiste apparaissait pratiquement de nulle part. Son instinct flairant le trouble l'amenait à la rescousse du Seigneur et d'Israël.

Un tel homme avait de fortes chances d'être catégorique, radical, et pouvait même quelquefois être violent, et la foule curieuse qui se rassemblait pour le regarder travailler le clamait bientôt comme quelqu'un d'extrême, de fanatique, de négatif. Et dans un sens, elle avait raison. Il était étroit d'esprit, sévère, dépourvu de crainte, car ces qualificatifs étaient les qualités que les circonstances exigeaient. Il choquait certains, en effrayait d'autres, et en aliénait plus d'un, mais il savait Qui l'avait appelé et ce que ce dernier l'avait envoyé faire. Son ministère était propulsé par l'urgence, et ce fait le démarquait des autres comme quelqu'un de différent, comme un homme à part.

A un tel homme, l'Eglise doit une dette trop lourde à rembourser. Une chose curieuse, c'est qu'elle essaie rarement de lui la rembourser de son vivant, mais c'est la génération suivante qui construit son sépulcre et écrit sa biographie, comme si, instinctivement et maladroitement, elle voulait se décharger d'une obligation que la génération qui l'a précédée a, dans une grande mesure, mise de côté.

Un tel homme n'est pas un compagnon facile. L'évangéliste professionnel qui laisse la réunion dans tous ses états dès qu'elle se termine, pour se précipiter dans le restaurant le plus cher afin de festoyer et raconter des plaisanteries avec ses sponsors, trouvera en cet homme le sujet d'un certain embarras, car il est impossible à ce dernier d'annuler le fardeau du Saint-Esprit comme l'on fermerait un robinet. Il insiste sur l'obligation d'être chrétien en tout temps, partout; et, encore une fois, ceci le démarque des autres comme quelqu'un de différent.

A son encontre, il est impossible d'être neutre. Ses connaissances se divisent joliment en deux classes bien nettes : ceux qui l'aiment d'une entière admiration, et ceux qui le haïssent d'une parfaite haine ! "

Pour ceux qui connaissent la plume fougueuse de Leonard Ravenhill, telle qu'il nous la livre dans Why Revival Tarries, ces paroles ne peuvent être plus vraies, car ses écrits, ses prédications et sa vie sont incontestablement un message prophétique adressé à l'Eglise d'aujourd'hui, devenue en grande partie laodicéenne - la Prostituée d'Apocalypse 17. Que l'on savoure plutôt les quelques extraits de sa verve qui perturbe étrangement nos manières d'être, de vivre l'Eglise et de prêcher si molles qu'elles n'effraieraient plus personne et surtout pas le diable :

"Voyez-vous, aujourd'hui, nous essayons d'organiser. Nous essayons de réunir ensemble des groupes de gens. Dieu n'a jamais fait cela. Dieu prend des individus. Il prend Moïse et l'emmène dans le désert. Jean-Baptiste est resté dans le désert jusqu'au jour où il a dû paraître.

Jésus, le Fils de Dieu qui a délaissé la gloire, a passé 30 ans d'apprentissage pour le ministère !

Jean-Baptiste, 30 ans de formation.

L'apôtre Paul au moins 30 ans.

Moïse au moins 40 ans;

et nous, nous voulons aller à l'école biblique pendant six mois pour devenir un super prophète ! C'est le critère du temps qui tue la majorité d'entre nous.

Dites-moi combien de temps vous passez seul avec Dieu et je vous dirai à quel point vous êtes spirituel. Non pas le nombre de réunions auxquelles vous assistez. Non pas le nombre de dons que vous possédez. Non pas le nombre de sermons que vous prêchez. Non pas le nombre de records que vous avez enregistrés. Dites-moi combien de temps vous passez seul avec Dieu… et je vous dirai à quel point vous êtes spirituel."

"C'est cela le réveil ! Ce n'est pas chanter quelques chœurs sentimentaux, puis lancer l'invitation : "Voudriez-vous venir ? Jésus est en train d'attendre, frappant des mains dans le ciel, Il serait si accablé si vous ne veniez pas." Jésus n'a rien à faire du tout que vous veniez ou que vous ne veniez pas. Il a fait tout ce qu'Il a pu pour vous. Vous devez faire le reste. Il ne va pas vous forcer à vous soumettre par le fouet."

"Les gens me disent dans tout le pays. "Le réveil m'intéresse." Je réponds : "Oui, tout comme pour un million d'autres Américains." Je trouve toutes sortes de gens qui s'y intéressent. Je ne trouve pas beaucoup de gens qui aient un fardeau pour cela. Les gens sont très intéressés par le réveil, mais nous ne commençons pas par labourer notre jachère. Nous ne préparons pas le chemin du Seigneur."

"De simples prédicateurs n'aideront personne et ne blesseront personne; mais les prophètes remueront tout le monde et rendront fou quelqu'un. Le prédicateur ira avec la foule; le prophète ira à son encontre. Un homme libéré par Dieu, enflammé et rempli de Lui, sera montré du doigt comme anti-patriotique parce qu'il parle contre les péchés de la nation; comme dur parce que sa bouche est une épée à deux tranchants; déséquilibré parce que le poids de l'opinion exigeante est contre lui. Les prédicateurs rendent les pupitres célèbres; les prophètes rendent les prisons célèbres. Le prédicateur sera acclamé; le prophète chassé."

Que le rebelle et celui qui s'emballe de critiques aisées contre l'Eglise déchue de notre époque ne se réjouissent pas trop vite cependant ! Qu'ils s'assurent tout d'abord que Dieu ne leur reprochera pas la dureté de leur coeur, leur complaisance, leur manque de jalousie pour l'honneur et la gloire de son saint nom, ainsi que leur manque de prière fervente et pleine d'agonie :

"C'est maintenant l'heure où nous avons besoin de cœurs brûlants, de paroles pénétrantes et de yeux perçants! Si nous étions spirituels ne serait-ce qu'à hauteur d'un dixième de ce que nous pensons être, nos rues seraient remplies, chaque dimanche, de foules de croyants marchant vers Sion - avec des sacs sur leur corps et des cendres sur leur tête tremblante -, le coeur remué face à la calamité qui a amené l'Eglise à être l'entité dénuée d'amour, abattue et infructueuse qu'elle est!

Si nous pleurions dans la chambre de prière autant que les Juifs le faisaient au Mur des Lamentations à Jérusalem, nous nous réjouirions d'avoir maintenant un réveil d'enfantement qui purge! Si nous retournions aux pratiques apostoliques - nous attendre au Seigneur pour obtenir la puissance apostolique -, nous pourrions alors partir avec les potentiels apostoliques!"

N'est pas prophète automatiquement, en effet, celui qui possède une perception globale correcte des temps de la fin actuels, et sait élever la voix pour dénoncer à grands cris l'apostasie ambiante. Certes, le message du prophète en lui-même est toute une répudiation des vérités de convention que l'établissement religieux a établies, et par là, aucun prophète, de son vivant, n'est accepté par l'Eglise qu'il a été chargé de réveiller. L'Eglise abhorre, en réalité, le véritable prophète de Dieu, parce qu'il représente une sérieuse menace pour sa sécurité, son sommeil et son péché ! Mais le prophète de Dieu, s'il annonce, proclame et dénonce, n'est en rien un simple critiqueur. Il est, par excellence, le système d'alarme d'un Dieu saint et courroucé, d'un Dieu irrité par le péché de son propre peuple, qui monte jusqu'à ses narines. Le prophète ne criera que parce qu'il aura eu des visions vives et effrayantes de la SAINTETE du Dieu vivant, éternel et majestueux, et qu'il aura reçu un fardeau imposant, insupportable, - inhumain, surhumain et divin! - en faveur du réveil ! Il est avant tout un homme de profonde passion, irréprochable dans sa loyauté vis-à-vis de l'Eternel devant lequel il se tient. C'est un homme de prière, baigné dans la Présence divine, habitué aux douleurs et aux larmes, parce qu'il siège, par la prière et l'intercession, dans le Conseil du Tout-Puissant. En conséquence, l'homme de Dieu a le coeur déchiré, et il supplie, PLEURE, et PLEURE encore, des heures durant, et des jours, des mois, voire des années entières durant, et se jette, tout remué, dans l'agonie de la prière, succombant sous le poids de la douleur du Saint-Esprit à cause de l'Eglise de Jésus-Christ mourante. Laissons parler de nouveau, à ce sujet, Ravenhill lui-même :

" "Ceux qui sèment avec des larmes moissonneront avec allégresse"(Psaumes 126:5). Il s'agit là d'un décret divin (...). L'homme qui vit l'Ecriture ci-dessus est un homme scandalisé par l'autorité évanescente de l'Eglise sur le théâtre présent d'un monde cruel. Et cet homme s'humilie avec douleur de ce que les hommes font la sourde oreille à l'Evangile, risquant ainsi volontairement la peine de l'enfer éternel. Sous ce fardeau complexe, son cœur se fond en larmes. Le véritable homme de Dieu a le cœur malade et plein de chagrin devant la mondanité de l'Eglise, profondément peiné devant l'aveuglement de l'Eglise, peiné devant la corruption dans l'Eglise, peiné devant le péché que tolère l'Eglise, peiné devant le manque de prière dans l'Eglise. Il s'inquiète de voir que la prière collective de l'Eglise ne renverse plus les forteresses du diable. Il s'inquiète de ce que les gens d'Eglise ne pleurent plus de désespoir devant une société malade à cause du péché, et conduite par le diable : " Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser?" (Matthieu 17:19)".

Un véritable prophète de Dieu incarne et vit intérieurement, jusqu'à en être consumé, le paradoxe de la simultanéité de la JUSTICE et de la GRÂCE de Dieu. Ce n'est que PARCE QU'il a vu, comme Esaïe, le Seigneur assis sur son trône dans les lieux élevés, et a été littéralement terrassé, transfiguré par les menaces de jugement divin imminent et dévastateur sur le monde et l'Eglise, et PARCE QU'il a ressenti, dans ses luttes acharnées avec Dieu dans la prière, comme Jacob, les gémissements inexprimables et pleins d'agonie du Saint-Esprit, expressions suprêmes de l'amour infiniment miséricordieux de Dieu, qu'il parle avec autorité et prononce la parole de jugement sur l'Eglise. Il est tout entier dévoré par cette tension, ce fardeau, cette douleur inextinguible : il annonce le jugement, mais prie, intercède, sans relâche et avec une ardeur céleste, pour un réveil. Le réveil est devenu son unique obsession - Jusqu'à quand, ô Dieu! te tairas-Tu? Jusqu'à quand laisseras-Tu le méchant triompher, et piétiner ton nom glorieux? Il prie comme Esaïe - et tous les prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testaments :

“Regarde du ciel, et vois, de ta demeure sainte et glorieuse : Où sont ton zèle et ta puissance ? Le frémissement de tes entrailles et tes compassions ne se font plus sentir envers moi. Tu es cependant notre père, car Abraham ne nous connaît pas, et Israël ignore qui nous sommes ; c’est Toi, Eternel, qui es notre père, qui, dès l’éternité, t’appelles notre sauveur. Pourquoi, ô Eternel, nous fais–Tu errer loin de tes voies, et endurcis–Tu notre cœur contre ta crainte ? Reviens, pour l’amour de tes serviteurs, des tribus de ton héritage ! Ton peuple saint n’a possédé le pays que peu de temps ; nos ennemis ont foulé ton sanctuaire. Nous sommes depuis longtemps comme un peuple que Tu ne gouvernes pas, et qui n’est point appelé de ton nom… Oh ! si Tu déchirais les cieux, et si Tu descendais, les montagnes s’ébranleraient devant Toi, comme s’allume un feu de bois sec, comme s’évapore l’eau qui bouillonne ; tes ennemis connaîtraient ton nom, et les nations trembleraient devant Toi” (Esaïe 63:15-64:2).

Son coeur ne connaît pas de repos, ne le connaîtra pas avant d'obtenir des certitudes inébranlables de la bouche même du Maître : l'homme de prière ne sera pleinement rassasié que lorsqu'il aura obtenu de Dieu la promesse indélébile qu'Il relèvera les ruines de Sion. Il aspire ainsi, patiemment et ardemment, au relèvement et à la consolation d'Israël, même au prix d'une attente qui dure toute la durée de sa vie. “Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit–Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint–Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur” (Luc 2:25-26). Et il est possible qu'il se consume, en effet, dans le chagrin et s'enferme dans l'isolement comme Siméon et la prophétesse Anne, pour n'être récompensé qu'au crépuscule de sa vie par la vision claire, enfin reçue, du triomphe de Christ sur la terre. “Maintenant, Seigneur, Tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que Tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, ton peuple" (Luc 2:29-32). “Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre vingt–quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière” (Luc 2:36-37). Qui, aujourd'hui, dans l'Eglise du Seigneur, oui, qui, parmi le reste saint, rescapé de la captivité babylonienne, expérimente ce même fardeau prophétique ? Qui même désire s'y soumettre, le recevoir ? Qui pleure, se lamente sur la déchéance de l'Eglise? Qui se réveille la nuit, le coeur en peine, pour réclamer de Dieu qu'Il lui fasse voir Christ ? Ravenhill a été l'un de ces rares hommes. Et comme tel, s'il était encore parmi nous à l'heure même, Ravenhill gémirait de douleur face à l'endurcissement de l'Eglise. Ecoutons, une fois de plus, son coeur palpiter :

"Beaucoup d'entre nous n'éprouvent pas dans leur cœur au point d'en être malades le désir de la première gloire de l'Eglise parce que nous n'avons jamais connu ce que c'est qu'un véritable réveil. Nous stagnons dans le statu quo et dormons tranquillement la nuit alors que notre génération se dirige rapidement vers la nuit éternelle de l'enfer. Honte, honte à nous! Jésus a chassé des changeurs de monnaie dans le temple. Mais avant qu'Il ne les chasse, Il a pleuré sur eux. Il savait comme leur jugement était proche. L'apôtre Paul a envoyé une lettre remplie de larmes aux saints de Philippe, leur écrivant : " Je vous l'ai dit plusieurs fois déjà, et maintenant je vous le dis même en pleurant, qu'ils sont des ennemis de la croix de Christ " (Philippiens 3:18)."

Leonard Ravenhill avait les deux, la fougue et la passion jusqu'aux larmes de l'homme enflammé par Dieu, envoyé par Lui avec une mission : celle d'annoncer à son peuple son péché. En lui, se trouve donc confinée l'image du prophète de Dieu. Ce n'est pas sans raison que son premier message adressé de son vivant à l'Eglise rétrograde et tiède était bien celui de la repentance et de la prière insistante, persévérante, agonisante. C'est bien là le premier message du réveil! Si une telle prière fait défaut, nous ne pouvons parler ni de réveil ni de fardeau prophétique; il s'agira tout au plus de bruits ou de feux follets qui s'éteignent aussitôt à la moindre brise.

Etant donnée la carrure de prière de cet homme, nous ne serions pas étonnés de savoir qu'il fut le mentor spirituel ou le proche ami de géants spirituels tels que David Wilkerson, A.W. Tozer, Milton Green.

C'est dans les larmes de la prière intense, six ou sept heures par jour, que Leonard Ravenhill reçut la promesse du réveil des derniers temps de la part du Seigneur. Cette promesse est rapportée dans son livre Why Revival Tarries de 1958. Il y prédisait, bien avant l'heure, la chute du communisme. Ravenhill, dont les campagnes d’évangélisation en plein air en Angleterre ont attiré et mobilisé des foules immenses, commença, il y a maintenant 50 ans,- un demi-siècle déjà! - à mettre au défi les chrétiens en les appelant à démontrer la vérité et la puissance de l’Evangile. Prophétisant un REVEIL MONDIAL avant le retour de Jésus, un réveil qui galvaniserait la puissance de l’Eglise et donnerait lieu à une grande moisson d'âmes, Ravenhill prédit trois événements spécifiques qui serviraient de poteaux indicateurs annonçant le début de ce réveil. Parmi ces poteaux indicateurs, il mentionna :

  • La dissolution des "systèmes religieux organisés" dans l’Eglise de Dieu;
  • L’apparition soudaine de prophètes apportant des paroles de délivrance au peuple de Dieu, et
  • L’accélération du réveil en Chine, en Union Soviétique et en Allemagne, qui sonnerait le glas du communisme.

Parlant de la mort de la religiosité dans l’Eglise, Ravenhill prédit :

"Lorsque le réveil que Dieu enverra du ciel viendra, il défera en quelques semaines les dommages que le modernisme blasphématoire a mis des années à construire. Les théologiens séducteurs verront leur maison construite sur le sable balayée par la tempête de l’Esprit. "

Il prophétisa l'avènement du ministère prophétique apparaissant soudainement en accomplissement de Joël 2 et de Malachie 3 :

"Dix minutes avant que n'arrive Jean-Baptiste, personne ne savait qu'il était là. Comme cela fut, ainsi en sera-t-il. Dieu va s'approprier l'oreille, le cœur et la volonté de certains hommes. Des hommes, cachés dans le secret en ce moment même, vont bientôt prononcer, dans la puissance de l'Esprit, les vérités brûlantes que ce peuple doit entendre."

"Devant cette opération de l'Esprit", dit Ravenhill, le communisme "se courbera comme le maïs devant le vent. Le Kremlin tremblera aux nouvelles d'une opération surnaturelle de l'Esprit en Chine, Russie, Allemagne, etc. - des terres brûlées par le feu du communisme militant. Il y a une raison à cela : elles en ont grandement besoin; il y a une autre raison : nos nations libres doivent subir une provocation tout comme Jonas a provoqué Ninive."

Ces trois événements, selon Ravenhill, seraient le signe précurseur d’un réveil mondial.

Les actualités confirment de jour en jour la justesse prophétique de la prédiction de Ravenhill : 1° Dieu Lui-même, depuis quelques années, renverse les grandes structures ecclésiastiques - toutes les dénominations et assemblées de croyants sont touchées, et le mouvement va s'intensifier, notamment par la persécution; 2° Le communisme est tombé en Allemagne (chute du Mur de Berlin), affaibli en Russie, et demeure fort en Chine, dernier bastion du communisme, mais cette nation connaît un prodigieux réveil. Où sont cependant les prédicateurs de la justice, les Elie de Dieu, les prophètes à l'image de Ravenhill ? Tout indique que le Jour de la Puissance de Dieu, pour lequel il avait tant prié, est proche. Sommes-nous seulement conscients de cela, et capables d'anticiper avec lui, dans et par la prière, ces jours de gloire qui surviendront en plein milieu d'ébranlements sans précédent, ébranlements qui ont déjà commencé, au lieu de n'apercevoir, par incrédulité et défaitisme, qu'une apostasie irrémédiable ? Ou peut-être qu'en réalité nos yeux sont-ils trop secs et nos coeurs trop durs, trop froids, trop indifférents, trop égoïstes, trop paresseux et négligents pour voir un réveil venir, y aspirer et encore moins prier pour que les Ecritures s'accomplissent; pour recevoir, comme Ravenhill, une telle certitude d'un prochain réveil... Il est temps de nous aligner sur la pensée de Dieu pour hâter la venue de ce jour !

“Car ainsi parle l’Eternel des armées : Encore un peu de temps, et J’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec ; J’ébranlerai toutes les nations ; les trésors de toutes les nations viendront, et Je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées. L’argent est à Moi, et l’or est à Moi, dit l’Eternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Eternel des armées ; et c’est dans ce lieu que Je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées” (Aggée 2:6-9).

Ne cherchons pas ou plus dans les Ecritures un prétexte pour nous soustraire à la prière en faveur du réveil. Commençons simplement à PRIER, et le Seigneur nous ôtera tout voile d'aveuglement à ce sujet. Ravenhill nous lance ce défi :

"Voici ma question : Si un homme [Brainerd] a pu influencer le monde chrétien comme cet homme l’a fait, qu’est-ce qu’une armée peuplée de gens comme lui ferait ? Il n’y a pas de domaine plus inexploré dans l’expérience et les possibilités chrétiennes que ce domaine illimité de la prière. La prière signifie se soucier des âmes. La prière signifie douleur. La prière signifie vie privée, car souvent la bataille se fait seul. La prière signifie puissance. La prière, dit Luther, signifie "transpiration de l’âme". La prière signifie compléter les souffrances de Christ. Nous ne pouvons pas tirer sur des avions à réaction crachant des flammes avec des tirs de fronde, ou repousser des tanks avec des bouteilles; encore moins pouvons-nous faire reculer les puissances des ténèbres avec de simples paroles. Jude parle de prier "dans le Saint-Esprit". Cette prière seule peut être à même d’accomplir le dessein d’un Dieu saint et mettre en déroute l’armée des puissances étrangères. Cette prière n’est aucunement un jeu de soldat. C’est du réalisme. C’est un combat à mort – aucun pourparler avec l’ennemi, aucune trêve, aucun accord – un combat à mort !

Avec une certaine précision, un écrivain récent dépeint le morne portrait présent de l’Eglise marchant au ralenti. Ensuite, pour relever la sombre histoire, il se saisit de la vérité de Joël 2:28 : "Après cela,… Je répandrai mon Esprit sur toute chair", et brandit cette vérité comme une image d’espérance.

En effet, il en est ainsi si l’on ne soustrait pas ce verset de son contexte, car tout le chapitre 2 de Joël est le schéma qui sert à amener le réveil. Il s’agit d’une prescription pour une Eglise malade et pour un monde mourant. Dieu est un Dieu d’ordre, et l’ordre est clair dans le chapitre mentionné (le danger dans tout enseignement biblique est que nous devenions asymétriques et que, comme Ephraïm, nous devenions très calés sur un aspect de notre compréhension et moins calés sur l’autre aspect). Seuls ceux qui accomplissent les commandements de Dieu possèdent l'assurance d'une pleine revendication auprès du Seigneur.

Tel que je le vois, les croyants ont besoin d’un nouvel effort concerté pour cette heure cruciale. Car, pour des causes beaucoup moins dignes que celle-ci, nous pouvons disloquer nos programmes, lorsqu’il nous convient de le faire. Les hommes ne vont-ils pas voir s'échapper pour toujours la miséricorde éternelle de Dieu ? Et est-ce vrai qu’il n’y a aucun arbitrage possible après le trône du jugement de Christ ? Si vous donnez une réponse positive, alors y a-t-il quelque chose sur la terre qui vaille plus que la puissance du Seigneur agissant sur l’humanité ? Bien que vous ne puissiez pas être le sel de la terre entière ni la lumière du monde entier, vous pouvez assaisonner votre communauté et éclairer votre voisinage. Dans les derniers saints instants de Brainerd, au seuil de la mort, il transmit à l’Eglise le secret de Dieu pour obtenir un réveil à notre époque ou à n’importe quelle époque. Ecoutez le mot qu’il prononça en haletant de douleur : priez ardemment, priez ardemment, priez ardemment. Essayons cela !"

Oh, essayons cela ! Prions ardemment ! Car Ravenhill est mort, il a accompli son travail, rassasié de larmes, ayant reçu, après des années d'enfantement dans la prière désespérée, la promesse et la vision divines d'un réveil mondial précédant le retour de Christ. Et nous, Eglise du XXIe siècle, qui avons la Bible, ne sommes-nous pas capables de lire, écrite sur les pages des Saintes Ecritures, en lettres de feu, le verdict et la promesse de Dieu pour les jours que nous vivons ? Nos yeux sont-ils obscurcis à ce point par le découragement et l'incrédulité comme les disciples d'Emmaüs auxquels Jésus reprocha d'être "sans intelligence et lents d'entendement", et qui avaient besoin que Jésus leur ouvre les yeux spirituels (Luc 24) ? Voulons-nous être les bénéficiaires de la promesse de réveil de Dieu ? Ou sommes-nous trop léthargiques et incrédules pour pouvoir même croire dans les prophéties indubitables des Ecritures ? Entendez-vous le cri de l'homme de Dieu, comme un témoignage sorti tout droit du tombeau, qui s'élèvera contre nous au Jour du Jugement de Christ, dans le cas où nous aurions ignoré l'appel pressant de Dieu à la prière d'enfantement ?

"Bon, qu'est-ce que cela donne comme résultat? Eh bien, je crois que cette chose devient une obsession, comme je le disais à un frère ce matin. Pendant 50 ans, j'ai pleuré, et j'ai prié, et j'ai gémi, et j'ai lu, et j'ai jeûné, et j'ai passé des nuits de prière avec des amis, et des jours de prière, et des jours et des jours de prière, pour un réveil. Il n'y a pas beaucoup de signe de cela, me direz-vous. Eh bien, en êtes-vous certain ?

Voyez-vous, la prière ne meurt jamais.

"Que sont ces choses sous l'autel? La prière des saints." Une prière qui est née de Dieu n'est jamais oubliée de Dieu. Dieu ne gaspille rien.

Pensez-vous que vous et moi avons enfanté des prières nées dans le chagrin, nées dans l'angoisse, nées du désir de voir l'iniquité renversée, (car après tout, un réveil, c'est de cela qu'il s'agit), pour que Dieu les laisse mourir?"

Site Web à visiter: Site officiel de Leonard Ravenhill

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