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L'Eglise et le Gouvernement Civil
LA LOI DE DIEU POUR AUJOURD'HUI

SPECIAL ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2017

Qu'enseigne précisément l'Ecriture à propos de la politique?

Force est de reconnaître l'extrême confusion de l'Eglise française sur ce sujet si important. Dieu aurait-Il laissé les chrétiens en proie au subjectivisme le plus total, sans possibilité pour eux de comprendre, d'interpréter les événements et leurs temps, de juger par des critères objectifs normatifs? La raison humaine faillible doit-elle être sa propre norme? La politique est-elle affaire de sensibilités, de goûts et de couleurs? Les chrétiens ne doivent-ils s'occuper que du salut des âmes? Doivent-ils exclure Dieu et l'Ecriture de leur positionnement politique?

Beaucoup de chrétiens ont malheureusement adopté une telle posture dualiste, clamant que "le royaume de Dieu n'est pas de ce monde", qu'il faut "rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu", voulant dire par là qu'il y aurait deux Cités qui seraient indépendantes et ne se touchent jamais : La Cité de Dieu et la Cité terrestre.

En est-il réellement ainsi? L'avertissement du prophète Osée n'a jamais résonné de manière aussi pathétique qu'en ces jours de grande perplexité spirituelle où la Parole de Dieu authentique ne se fait plus entendre comme jadis :

« Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants. » (Osée 4:6.)

La nation et l'Eglise françaises sont à la croisée des chemins. L'Eglise fait face, avec les présentes élections présidentielles de 2017, à la plus grande des menaces, ce qui la force, plus que jamais, tout d'abord à s'aligner sur la vision de Dieu afin de comprendre les enjeux spirituels et prophétiques de ces élections, et ensuite à rechercher Dieu dans la prière et la repentance. D'un côté, se dresse l'islam; de l'autre, un fascisme antichrétien d'apparence démocratique mais en réalité foncièrement corrosif et subversif qui, porté par la Babel moderne des forces mondialistes et progressistes, monte de la mer. Les deux s'allient pour former une coalition de forces antichrétiennes d'une puissance inouïe cherchant à engloutir l'Eglise et avec elle la civilisation chrétienne tout entière. Et cette coalition est clairement représentée par le Emmanuel Macron qui vient d'accéder à la présidence de la République française au soir du 7 mai 2017. Il est temps que les chrétiens reviennent à Dieu et à Sa loi. Ils doivent se positionner maintenant clairement en faveur de la vérité. Les textes ci-dessous exposent la perspective chrétienne biblique.

Sauf le respect dû aux deux candidats, ils ne sont que des épiphénomènes en comparaison des sourds mouvements tectoniques qui angoissent aujourd'hui la nation : Deux boucliers souterrains se heurtent, celui de l'identité de la France [Marine Le Pen] et celui de la bête qui monte de la mer [Emmanuel Macron], la dernière Babel dont parle l'Apocalypse. Le résultat du vote prochain ne changera à rien cette géologie spirituelle, tôt ou tard le séisme doit avoir lieu. Cependant si Dieu parle aux nations par cette image violente, elles ne sont pas à ses yeux de simples masses inertes à la dérive ; Il les compare plutôt à des arbres, qu'Il a plantés, greffés, qu'Il surveille attentivement, et qu'Il jardine secrètement. Il y a donc de l'espoir pour chacune d'elles ! À condition, à condition toutefois de finir par plier le genou devant Lui... ?
Si c'est pour répondre que Dieu contrôle tout, qu'Il est le Maître de l'Histoire, que les temps et les cœurs des rois sont en sa main, la question est superflue : Les croyants en sont bien convaincus. La difficulté consiste à imaginer COMMENT Dieu pourrait intervenir dans une élection, pour en changer le résultat. Prenons l'exemple du second tour qui vient ; un sondage annonce la victoire de monsieur Macron avec une "certitude" de 92%. Que cette évaluation soit fantaisiste ou fondée, si monsieur Macron l'emporte, il semble raisonnable d'en conclure que Dieu n'aura rien fait de spécial pour empêcher ce qui était prévisible, à vue humaine ?

Ce matin, alors que j'étais dans la recherche de mon Dieu, une profonde contrition m'a saisie. Tandis que Haman, élevé au plus haut rang s'apprête à monter au pouvoir et à prendre des édits pour s'opposer aux lois du Dieu des cieux, -par la généralisation et la propagation des enseignements auprès des petits des pratiques homosexuelles et autres perversités, de les soustraire à l'éducation de leurs parents, d'accroître la politique des avortements, de l'euthanasie, du suicide assisté, et enfin de l'enseignement de l'islam dans les écoles, en plus de la construction accrue des mosquées financée par les communes, et de la création d'un corps d'imams diplômés d'État et donc financés par les fonds publics, et appelés à enseigner l'islam notamment dans les écoles dans le cadre des cours de religions -, les chrétiens semblent impassibles. Considérant ces élections comme étant les affaires terrestres, beaucoup s'en désintéressent. Ils pensent être à l'abri dans leurs églises avec la liberté de culte garantie pour toujours. Le jour où les terroristes débarqueront dans les églises évangéliques, ils comprendront que nous sommes, bien que non du monde, encore dans le monde. 
Lorsque Mardochée a demandé à Esther de faire sa part, et qu'elle a voulu s'en extraire, il lui a répondu : "Penses- tu échapper parce que tu es au palais?" Pensons- nous être pour toujours en sécurité derrière les murs de nos églises, et que seuls les chrétiens du Moyen-Orient sont exposés à la persécution ?

Nous pensons que l'Église de l'Ouest est en train de s'amuser. Nous sommes troublés par la frivolité de certaines de leurs réunions. Chez nous, ceux qui participent à nos rassemblements sont brisés et contrits et ils versent beaucoup de larmes pendant que les chrétiens occidentaux racontent des blagues. Cela a pour effet des résultats très différents. Nous pensons que l'Église de l'Ouest est ligotée par les traditions et les programmes et qu'elle ne peut pas suivre les multiples directions du Saint-Esprit. Nous devons nous assurer d'avoir cette ligne directe avec le Saint-Esprit et nous mettre sérieusement à l'écoute de sa voix. Les chrétiens de l'Ouest ont été capables d'éliminer Christ et sa présence directe en leur sein. J'ai l'impression que toute la chrétienté de l' Ouest va mettre un certain temps avant de se rendre compte que Jésus n'est plus avec elle depuis longtemps. Il est parti ailleurs. Il n'est plus du tout avec elle.

Ainsi, conformément à cette demande et en plein accord avec l'avis du sénat, je désigne par cette proclamation et mets à part le jeudi 30 avril 1863 comme jour d'humiliation nationale, de jeûne et de prière. Je demande donc à toutes les personnes de s'abstenir en ce jour de leurs occupations habituelles et de s'unir dans les lieux de culte et dans leurs maisons respectives pour faire de ce jour un jour saint pour le Seigneur et consacré à l'humble accomplissement des devoirs religieux propres à cette occasion solennelle. Tout cela accompli, dans la sincérité et la vérité, appuyons-nous humblement sur l'espérance que nous donnent les divines Ecritures que le cri de la nation sera entendu en haut et qu'il y sera répondu par des bénédictions; non seulement par le pardon des péchés de la nation, mais également par le retour à l'unité et à la paix comme dans le passé pour notre pays divisé et souffrant.

Figure prophétique singulièrement attachante et longtemps solitaire, Groen a défini, décrit et combattu la grande religion des temps modernes qu'est l'humanisme (l'homme rendant un culte idolâtrique à l'Homme). Pour lui, la Révolution française, en son esprit profond, s'inscrit dans la continuité de la (prétendue) Renaissance des XVème et XVIème siècles et des (prétendues) Lumières du XVIIIème siècle, avec leur rejet de la Parole de Dieu, leur rejet du Seigneur Créateur et Sauveur, Père, Fils et Saint-Esprit, et leur exaltation de l'Homme divinisé et prétendument autonome, de sa raison et/ou de ses sentiments.

Groen a démontré quel est le choix inéluctable devant lequel, hommes et nations, nous sommes placés : Révolution ou Réformation. Il a démontré l'actualité de l'exhortation biblique et divine : "Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir" (Josué 24:15).

Rushdoony a fort bien discerné que : "la raison pour laquelle certains chrétiens choisissent de chercher un fondement ("de la morale et du droit", P.C.) en l'homme, c'est qu'ils aspirent à trouver un terrain commun à tous les hommes et à toute la réalité hors de Dieu. Ils veulent échapper à ce qu'ils appellent un "système sectaire de pensée". Ils affirment la nécessité d'une philosophia perennis, d'une philosophie permanente qui serait commune à tous les hommes en tant qu'hommes, en dehors de toute considération théologique. Ces chrétiens pensent qu'ainsi ils peuvent établir les vérités de la religion chrétienne d'une manière rationnelle satisfaisante pour tous; et qu'en place d'une révélation exclusive et bornée pourra être établi un terrain commun d'entente.

A l'inverse, tout chrétien fidèle est appelé à "sanctifier en son cœur le Christ Seigneur, à être toujours prêt à la défense (en grec : apologia), avec douceur et respect, de l'espérance chrétienne devant quiconque lui en demande compte" (1 Pierre 3:15-16); "les armes que nous utilisons dans notre combat ne sont pas d'origine humaine ; leur puissance vient de Dieu, pour la destruction des forteresses ; nous détruisons les faux raisonnements et tout ce qui se dresse orgueilleusement contre la connaissance de Dieu, faisant captive toute pensée pour l'amener à obéir au Christ" (2 Corinthiens 10:4 et 5).

Si, chaque fois que l'Église, la chrétienté, traverse, comme aujourd'hui, un temps transitoire de ténèbres et de jugement divin bien mérité, les chrétiens fidèles se mettaient à désespérer et à céder au pessimisme, ce serait au mépris de la prophétie, de la promesse, du Christ Lui-même. Ce qui doit compter pour nous d'abord, ce ne sont pas les événements d'actualité dont nous sommes ou dont nous croyons être les témoins, et qui arrivent par la volonté de Dieu notre juge, mais, en priorité, ce que nous dit la Parole infaillible de Dieu. Notre foi ne doit pas s'établir sur ce que nous croyons voir mais sur ce que nous devons croire. "Nous marchons par la foi et non par la vue", dit S. Paul, disant aussi : "Les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire qui nous sera révélée." Ce n'est pas en nous bornant à ce qui se passe aujourd'hui, mais en nous fiant sans réserve aux affirmations, commandements et promesses de Dieu, inscrites par l'Esprit dans le Texte sacré, que nous serons fidèles et nous opposerons à l'Adversaire.

Jean-Jacques Rousseau, l’un des principaux philosophes français des Lumières du XVIIIe siècle qui niait le christianisme orthodoxe, croyait que l’humanité est incapable de créer un système de lois qui puisse administrer ce qui pourrait ressembler même de très loin à la justice. Les chrétiens sont d’accord avec Rousseau sur ce point. En effet, Rousseau s’est remarquablement rapproché d’une description de l’attitude chrétienne face à la loi lorsqu’il écrivait que pour découvrir les meilleures règles de société qui conviennent aux nations, « il faudrait une intelligence supérieure qui vît toutes les passions des hommes, et qui n'en éprouvât aucune. » Il faudrait que cette intelligence, affirmait-il, « fût sans aucun rapport avec notre nature, et la connût à fond; [une intelligence] dont le bonheur fût indépendant de nous, et qui pourtant voulût bien s'occuper du nôtre; enfin, qui, dans le progrès des temps se ménageant une gloire éloignée, pût travailler dans un siècle et jouir dans un autre. Il faudrait des dieux pour donner des lois aux hommes. »

Plus exactement, il faudrait le véritable seul Dieu qui a créé l’humanité pour donner des lois aux hommes. La loi biblique offre à Rousseau (et à quiconque cherche une source véritable pour le droit) un réel Législateur, plus parfait que tout ce que pourrait imaginer Rousseau.

Rousas Rushdoony observe que « peu de choses sont aussi mal comprises que la nature et la signification de la théocratie. Il est communément assumé qu’il s’agit du règne dictatorial d’hommes autoproclamés qui prétendent diriger au nom de Dieu. » La réalité n’est pas aussi simplette. C’est l’historien judéen Flavius Josèphe (37-100) qui inventa le mot théocratie vers l’an 93. Il la définit comme suit : « Placer toute souveraineté dans les mains de Dieu. » Étymologiquement, le mot théocratie provient de theos, Dieu, et kratos, pouvoir. Théocratie signifie donc littéralement pouvoir de Dieu ou pouvoir à Dieu.

Mais quel Dieu (ou dieu) exactement ? Pierre Courthial et Rousas Rushdoony remarquent : « En toute culture, le droit, la loi est d'origine religieuse. [...] La source du droit est le dieu de toute société. Si la raison humaine est la source du droit, c'est que la raison humaine est le dieu de cette société-là. Si c'est une oligarchie, ou une Cour suprême, ou un Sénat, ou un chef d'État qui est à la source du droit, cette source est alors le dieu du système. [...] L'humanisme moderne, en plaçant la source du droit dans le peuple ou dans l’État, désigne le dieu de son système. » La théocratie est donc inévitable : Tout pouvoir, quel qu’il soit (étatique ou non-étatique), est nécessairement théocratique, d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, la plupart des théocraties dans le monde sont malheureusement des théocraties païennes.

  • L'esprit du Calvinisme : L'Affirmation de la Souveraineté Absolue de Dieu - par John Clover Monsma

    Et c’est avec ce torrent de montagne que je comparais mon pays.

    Sa vie a été nourrie, soutenue et fortifiée – souvent polluée malheureusement – par de nombreux affluents. Certains hommes, dans leur étude des origines de la nation, ont effectué des recherches sur ces affluents, souvent avec une étonnante minutie, mais il ne semble pas qu’ils soient allés au-delà de ces affluents.

    Et pourtant – la source principale se trouve dans d’autres régions.

    Elle se trouve, bien haut et loin, dans les neiges, – là où le ciel touche la terre – là où Dieu est en communion avec l’homme.

    Elle se trouve dans la religion.

    Et la forme de cette religion était le calvinisme.

Il existe une pensée, assez courante dans certains milieux « évangéliques », au sujet du témoignage de Jésus-Christ relatif à la politique qui contredit tout l’enseignement biblique sur ce sujet. Apocalypse 19:10, nous dit que « le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie. » Qu’est-ce donc alors que l’« esprit de la prophétie » ? L'esprit de la prophétie, nous montre Apocalypse 11, en parlant du témoignage prophétique des deux témoins, n’est autre que la proclamation de la Loi de Dieu par l’Église fidèle afin de condamner publiquement les péchés couramment pratiqués dans la société, ceci même si cela doit conduire – comme cela a souvent été le cas dans l’histoire – au martyre du prédicateur. Puis, suite à la conviction de péchés qu’une telle proclamation céleste de la loi divine suscite, viendra l’annonce du message de l'Évangile de notre salut. La séparation – bien trop fréquente – de la proclamation de la Loi de celle de l'Évangile a, depuis quelque trois siècles, été l'une des faiblesses les plus terribles du protestantisme..

Les Dix Paroles données à Moïse par Jésus-Christ au Mont Sinaï peuvent être considérées comme constituant les premiers principes de toute pensée éthique, tout comme les premiers chapitres de la Genèse contiennent les premiers principes de la métaphysique, de l’ontologie et de l’épistémologie. Ces principes éthiques existaient bien avant leur première formulation explicite au Mont Sinaï, et sont l’expression de ce qui se trouve au cœur du caractère juste et saint de Dieu et, par conséquent, de la loi naturelle (créationnelle), exprimant l’ordre de la création.

L’ancienne théologie, celle de saint Augustin par exemple, n’opérait ici qu’une double distinction, celle entre la loi morale, d’une part, (qui incluait la différenciation qu’opéraient Thomas d’Aquin et Jean Calvin entre loi morale et loi judiciaire) et la cérémonielle, de l’autre.

Tout ceci est fort bien connu des milieux se réclamant de la théologie réformée classique telle qu’elle a été enseignée par le passé par des hommes tels Jean Calvin, Pierre Viret, François Turrettini ou Bénédict Pictet et par leurs successeurs du siècle passé, les Benjamin Warfield, Herman Bavinck, John Murray, Louis Berkhof, Rousas Rushdoony et Greg Bahnsen et, dans le monde francophone, par les figures de Pierre Marcel, Pierre Courthial, Aaron Kayayan et Paul Wells. Mais, par cette modeste étude, je souhaiterais brièvement attirer l’attention du lecteur sur une toute autre dimension de l’enseignement biblique relative aux divers aspects de la loi Divine, une dimension présente dans la théologie patristique et scolastique, mais souvent ignorée dans nos milieux évangéliques et réformés.

Il apparaît donc de ces données bibliques qu’un appel à quelques passages scripturaires plaqués artificiellement sur notre situation actuelle, occulte volontairement la dimension religieuse et cultuelle de l’assimilation de l’étranger dans l’Ancien Testament. A tout le moins ce décalque artificiel a pour but de remplacer la religion biblique et ses exigences éthiques et cultuelles (aussi bien pour l’autochtone que l’immigrant) par une religion humaniste sécularisée : dans la mesure où les lois de la République y font office de Loi suprême, les immigrants qui accepteraient de s’y soumettre peuvent (devraient) être mis sur le même pied que les immigrants dans l’Ancien Testament. Nous avons naturellement là affaire à un christianisme non-doctrinal étranger à la parole de Dieu ».

Peut-on considérer que celui qui veut m’imposer la Charia, une culture du péché, une fausse religion, la polygamie et qui n’a aucun respect pour l’Etat de droit et les valeurs chrétiennes est mon prochain (πλησον) ?

Est-il du devoir de chacun de tendre l’autre joue à celui qui le gifle ?

Est-il du devoir du magistrat de tendre la joue gauche à celui qui lui frappe la droite ?

Est-il du devoir de l’Etat de laisser faire l’agresseur ?

A qui est destinée l’éthique du sermon sur la montagne ? A qui s’adresse-t-elle ? Et dans quelle situation ?

Dans son livre référence L’essence du politique (Dalloz, 2003), Julien Freund caractérise l’action politique autour de trois dimensions fondamentales : la relation du commandement et de l’obéissance, la relation du privé et du public, la relation de l’ami et de l’ennemi. Lorsqu’il s’agit des ennemis, il importe de nommer autant ceux à l’intérieur que ceux à l’extérieur du pays.

Nous allons examiner quels sont les ennemis désignés par monsieur Macron et nous chercherons à en déduire sa vision de l’homme et du monde.

Kuyper était un homme de conflit, de juste dispute, mais il était également un homme à la piété la plus sincère. Au sein de sa famille, il était comme un prêtre. Ses enfants et ses domestiques étaient conduits dans la vérité biblique par le plus profond des érudits qu’il était, lors des moments de prière familiale. Les savants et les hommes d’Etat qui s’assirent à sa table d’hospitalité devaient se sentir surpris lorsqu’ils voyaient leur hôte s’agenouiller et invoquer, comme un enfant, le Père céleste.

A l’époque actuelle, la nature du postmillénarisme historique dans les milieux réformés est l’objet d’une bien curieuse incompréhension. Certains croient que la position postmillénariste historique ne s’intéressait généralement qu’aux réveils, aux missions et à la conversion d’Israël. En guise de corollaire, il est cru que ce qui pourrait être appelé « postmillénarisme reconstructioniste, » qui insiste sur la restauration de l’ensemble du modèle de vie édénique découlant de la régénération personnelle et de l’obéissance à toute la Loi de Dieu, est une aberration récente qui rompt avec cette foi réformée historique. C’est en réalité l’inverse qui est vrai.

Rushdoony impute à une eschatologie défaitiste d’avoir contribué à produire des églises qui débattent de manière interminable et tatillonne sur des détails des lois ecclésiales, mais font abstraction de l’effondrement radical de la civilisation. Ce point, qui certes est affirmé dans une tournure hyperbolique, peut être débattu, mais ne devrait pas être ridiculisé. Pour beaucoup d’entre nous, il nous semble très raisonnable, et nos observations confirment trop souvent la validité de l’accusation.

Les auteurs et conférenciers amillénaristes et prémillénaristes affirment clairement en général le fait que nos victoires présentes sont uniquement personnelles (individualistes), intérieures et « spirituelles. » Mais la victoire externe pour le Royaume est ajournée. Les auteurs amillénaristes accusent généralement les prémillénaristes (et dernièrement les postmillénaristes) de désirer un millénium charnel, terrestre, matériel, comme si une création matérielle, physique, terrestre était quelque chose de mauvais

Christ remettra le royaume à son Père. Le royaume, par conséquent, est une réalité précédant la « fin. » Dans la seconde clause, la destruction de toute autorité est déjà devenue une réalité - « il aura déjà détruit toute domination, toute autorité et toute puissance » quand le telos viendra. Le telos suivra donc le règne de Christ et la consommation du royaume, puisque l’assujettissement de ses ennemis est déjà effectif. Par conséquent, aucune domination, aucune autorité, aucune puissance ne persistent après le telos. Ce point de vue est affirmé encore plus en 15:25.

L'historien et missionnaire calviniste Peter Hammond résume dans cette présentation PowerPoint l'enseignement des réformateurs et puritains sur l'islam. On y apprendra que ces derniers avaient compris que l'Ecriture identifie l'islam comme l'Antéchrist du Moyen-Orient. Une compréhension vitale qui éclaire les événements dramatiques de notre époque présente.


Mon premier livre, « antichrist : Islam’s Awaited Messiah » (« L'antichrist : « Le Messie que l'Islam attend ») publié en 2006, a été réédité par la suite sous le nom « The Islamic antichrist » (« L'antichrist Islamique »).

Ce livre qui compare l'eschatologie (l'étude de la fin des temps) islamique et l'eschatologie biblique est  une trompette qui sonne l’alarme. Je suis fermement convaincu que l'Islam est le plus grand défi que l'Eglise va devoir affronter avant le retour de Jésus. Malheureusement la plupart des croyants sont encore endormis ou refusent de voir la réalité. J’ai mis tous mes efforts dans « The Islamic antichrist » pour réveiller les croyants, en abordant le rôle et les enjeux imminents de l'Islam dans les derniers jours. Dans ce livre, il y a aussi un appel à imiter Jésus, à embrasser la croix, et à se tourner sans crainte vers le monde musulman. Nous devons contribuer au salut des musulmans en leur partageant la bonne nouvelle de l’Evangile. 

« L'antichrist Islamique » met en parallèle les récits et la vision biblique de la fin des temps en les comparant avec les enseignements de l'Islam. L'image qui en ressort nous éclaire sur une triste réalité : en tant que système religieux, l'Islam a tous les attributs de l'antichrist. Les doctrines fondamentales de l'Islam sont en complète contraction avec celles du christianisme. Ce que la Bible déclare saint et essentiel devient le plus grand des blasphèmes pour l'Islam. La foi chrétienne est fondée sur le fait que Dieu Lui-même s'est fait homme en Jésus le Messie. D’après le Coran, croire en l'incarnation est le pire des blasphèmes. Ceux qui croient en l’incarnation sont maudits par Allah et subiront « un douloureux châtiment » dans cette vie et dans celle à venir. A bien des égards, le récit de la fin des temps présenté dans l'Islam est tout simplement l'inverse de celui qui nous est présenté dans la  Bible. Bien que nous ne puissions pas résumer ici l'ensemble du livre, voici quelques brefs exemples pour vous brosser le tableau.


  • Vidéos Apologétiques sur l'Islam - par Prager University 

Courtes vidéos de 5 mn de Prager University qui font le point sur l’islam :

- Y a-t-il des musulmans modérés? 

- L’islam n’est pas une religion de paix.

- Les chrétiens : La minorité la plus persécutée dans le monde.

 

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